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jeudi 29 juillet 2010 à 22h
[critique] The American Astronaut

De retour de l’une de ses missions de coursier galactique, Samuel Curtis rejoint son saloon favori, quand son ancien associé, Blueberry Pirate, lui propose une nouvelle mission : apporter une femme miniature à l’Homme-Qui-Un-Jour-A-Vu-Des-Seins, leader d’une colonie minière perdue sur une astéroïde. En échange de sa livraison, il recevra un jeune éphèbe, qu’il devra emporter chez les Vénusiennes. Mais l’aventure se complique car le Professeur Hess, un psychopathe à la gachette facile, le poursuit…

Note de l’Auteur

10 out of 10 stars

Date de sortie : 12 octobre 2001 (USA)
Réalisé par Cory McAbee
Film Américain
Avec Cory McAbee, Rocco Sisto, Greg Russell, James Ransone, Annie Golden
Durée : 1h34min
Titre original : The American Astronaut
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

S'il sort en 2001, la légende raconte que les prémices de l'écriture de The American Astronaut remontent au début des années 90, au moment ou le futur réalisateur Cory McAbee se retrouve à la tête du The Billy Nayer Show, groupe musical aux ambitions artistiques sans limites. Pour ou à cause de ce groupe, il passe derrière le stylo, le compte en banque et la caméra afin de créer un film à la fois roots et perfectionniste, rétro et futuriste. Et, comme si ça ne suffisait pas, il se tire les cheveux en arrière, se laisse pousser les pattes et prends des poses de dur pour endosser le tôle principal. Un très bon choix, qu'il soit motivé par l'ego ou non : à l'écran on le voit chanter, danser, rire, chier et il garde la classe en toutes circonstances. Jamais pris au dépourvu, jamais tout à fait sérieux, mi-Johnny Cash mi-Han Solo, il est LE space-cowboy dans toute sa splendeur.
Il est Samuel Curtis, un baroudeur spatial qui compte échanger un chat contre une femme, la femme contre un adolescent, l'adolescent contre un cadavre et le cadavre contre un gros magot. Un plan génial, que lui a refilé un pirate en échange de sa participation à un concours de danse dans un saloon. Dans ce saloon, il aura entre-temps été harcelé aux chiottes et aura eu du supporter des blagues douteuses de la part d'un pilier de bar, mais c'est une autre histoire.

Le film avait pour accroche promotionnelle « Space is a lonely town ». Une formule intéressante qui résume assez bien l'impression paradoxale qu'on a en matant toutes ces scènes incongrues, à savoir que l'infinité de l'espace condense à l'extrême les lieux qui s'y trouvent peuplés : un débit de boisson paumé sur un astéroïde, une grange au milieu du vide, des mineurs qui vivent entre hommes sur Jupiter, des femmes qui se reproduisent entre elles sur Vénus et Curtis qui voyage d'un lieu à l'autre, grain de poussière flottant dans le néant.
Le sentiment d'isolation est d'autant plus important que dans l'univers il n'y a pas de lumière, une caractéristique soulignée par le traitement de l'image, un noir et blanc somptueux aux contrastes tranchants qui atteint son apogée dans une scène d'ombres chinoises d'anthologie. Ici les ténèbres sont étouffantes, presque agressives, elles semblent être constamment en train d'étrangler les personnages et de ronger les décors ; les ombres font plusieurs fois la taille des hommes et les rayons lumineux des lampes torche qui tranchent l'obscurité semblent dérisoires par rapport à l'ampleur de la tâche à accomplir.
On tient là la preuve, s'il en fallait une, qu'une utilisation intelligente de la cinématographie peut pallier à la plupart des failles budgétaires, voire permettre de les surpasser.

Car il faut bien admettre que si son budget s'élève à plus d'un million de dollars, le film a une vraie esthétique de production ultra fauchée bricolée avec des bouts de ficelles : décors minimalistes, vues de l'espace faites à la peinture (oui, oui), absence quasi-totale d'accessoires ou de costumes particuliers...
On a l'impression que l'équipe a été se fournir dans une décharge et, pourtant, il est impossible de nier, pour celui qui sait que le cinéma n'est pas qu'une question d'argent et d'effets spéciaux, que cet aspect contribue énormément à faire en sorte qu'on tombe aussi facilement amoureux du film. D'autant que le tout est saupoudré d'une bande-son qui ne dépareille pas : intégrée à l'histoire (quand les personnages chantent) ou surimposée, le rock crade à la production épaisse du The Billy Nayer Show est omniprésente, fait voler la poussière et trembler les murs chaque fois qu'il résonne.
Et plus le film avance plus on est convaincus que, si les cowboys avaient eu des guitares électriques, c'est bien cette musique-là qu'ils auraient joué.

Space-western-musical-fauché-en-noir-et-blanc, bourré de scènes mythiques et de personnages aux gueules et attitudes inoubliables (mention spéciale au professeur psychopathe), The American Astronaut est, évidemment, un film culte, aussi culte qu'il est injustement méconnu. Et en attendant que justice soit faite et qu'il soit projeté quelque part chez nous, il ne reste plus qu'à prendre notre mal en patience et à se passer le mot entre initiés.

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jeudi 29 juillet 2010 à 14h
[critique série] Burn Notice ? Saison 1

Lorsqu’un agent secret est viré, il ne reçoit pas une lettre des ressources humaines, mais une « Burn Notice ». Sans en connaître la raison, l’ex-espion Michael Westen en a été victime et le gouvernement en a fait un indésirable. Aidé de son ex petite amie et de son ancien partenaire, Michael cherche à savoir pourquoi il a été mis sur la touche, pourquoi il a été ainsi éliminé. Pour parvenir à ses fins, il ne peut employer les méthodes habituelles et doit éviter à tout prix d’attirer l’attention de ses anciens collègues espions. Afin de financer son enquête personnelle, il propose ses services à ceux que le police ne peut pas, ou ne veut pas, aider…

Note de l’Auteur

7 out of 10 stars


Saison : 1
Nombre d’épisodes : 12
Format : 42 minutes
Date de 1ère diffusion en France : 05 février 2009
Création : Matt Nix
Avec Jeffrey Donovan, Gabrielle Anwar, Bruce Campbell
Bande-annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Parfois il y a des séries comprenant beaucoup de promesses et de belles paroles mais qui n'arrivent pas du tout à attirer notre attention et parfois il y a d'autres séries, plus réservées et moins prétentieuses, qui arrivent à nous capter et à nous scotcher au fauteuil du premier coup. Burn Notice appartient à cette seconde catégorie.

Doté d'un scénario pour le moins banal (un espion cherche par tous les moyens à découvrir qui l'a évincé du système), Burn Notice séduit par une brochette d'acteurs intéressante, des dialogues fins et raffinés et des situations jonglant parfaitement entre la comédie et l'action. Dès le premier épisode, la mayonnaise prend : les relations entre notre trio de têtes brulées font mouche à chaque fois et gagnent en profondeur au fil des épisodes pour se terminer en apothéose lors du dernier double épisode de cette première saison. Jeffrey Donovan et Gabrielle Anwar se la jouent « je t'aime moi non plus » avec une crédibilité qui ne décroît pas et Bruce Campbell (ah Bruce Campbell ! L'immortel ! Le dieu de toute une génération !) remplit parfaitement son rôle de guignol tête à claque de première classe. Un rôle de composition ? Mon petit doigt me dit qu'il n'a pas du aller chercher très loin pour s'imprégner de son personnage...

Au niveau de l'intrigue, les révélations arrivent au compte-goutte, l'ambiance prend le temps de s'installer en douceur et notre cher héros n'ayant plus le contrôle de sa carte bleue, chaque épisode développe une sorte de mini histoire dans laquelle on le voit remplir un contrat pour une personne lambda. Ces contrats permettent d'exploiter au maximum le filon action/comédie et permettent par la même occasion d'apercevoir des stars d'hier comme Steven Bauer (Scarface). Petit plus non négligeable surtout quand ces icônes du passé se prêtent au jeu et n'hésitent pas à se tourner en dérision un peu comme le fait désormais Bruce Campbell.

Au final, Burn Notice a tout du divertissement idéal pour l'été : une intrigue qui gagne en puissance, des acteurs déclenchant toute notre sympathie, de l'humour, de l'action... Le tout dans l'atmosphère survoltée d'un Miami tout feu tout flamme. Un véritable bol d'air frais dans lequel on replongerait volontiers une seconde saison.

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jeudi 29 juillet 2010 à 13h
[concours] L?Apprenti Sorcier "“ Au cinéma le 11 août "“ Gagnez des notebooks, tapis de souris, porte-clés et places de cinéma

A l'occasion de la sortie du film L’Apprenti Sorcier le 11 août, Le Blog du Cinéma – en partenariat avec Walt Disney Studios Motion Pictures France – vous propose de participer à un concours qui vous permettra de remporter de nombreux lots…

A savoir :

Lot 1 : 1 notebook + 1 tapis de souris + 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 2 : 1 notebook + 1 tapis de souris + 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 3 : 1 notebook + 1 tapis de souris + 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 4 : 1 notebook + 1 tapis de souris + 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 5 : 1 notebook + 1 tapis de souris + 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 6 : 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 7 : 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 8 : 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 9 : 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma
Lot 10 : 1 porte-clés + 1×2 places de cinéma

L’Apprenti Sorcier a été réalisé par Jon Turteltaub avec Nicolas Cage, Jay Baruchel et Teresa Palmer.

Le pitch : Balthazar Blake est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré, Maxim Horvath. Balthazar ne pouvant y arriver seul, il engage alors – un peu malgré lui – Dave Stutler, un garçon apparemment ordinaire qui a pourtant un vrai potentiel, pour devenir son apprenti. Le sorcier donne à son apprenti réticent un cours express sur l'art et la science de la magie, et ensemble, ces deux associés improbables vont tenter de stopper les forces des ténèbres. Il faudra à Dave tout son courage, et même davantage, pour survivre à sa formation, sauver la ville et embrasser la fille qu'il aime...

Plus d’informations sur disney.fr/apprenti-sorcier

Voici la bande-annonce du film :

Pour tenter de gagner l’une de ces places, répondez correctement à ces 2 questions.

RÈGLEMENT DU CONCOURS
Un clic sur le bouton « Envoyer » en bas de formulaire constitue l’émission d’un bulletin de participation.
Une seule participation par personne, par E-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la Rédaction du Blog Du Cinéma ne tiendra compte d’aucune réclamation et aucun lot ne pourra être attribué à l’émetteur du bulletin.
Le concours prendra fin le 11 août 2010 à 23:59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.
Les gagnants seront contactés par E-mail pour confirmer leur gain et leurs coordonnées à la fin du jeu-concours.
En cas de non réponse passé un délai de 10 jours, ou d’e-mail retourné en erreur, le lot sera attribué à un(e) autre finaliste.
Si vous n’êtes pas sûr d’être joignable dans la période de 10 jours qui suivent la fin du concours, vous êtes priés d’en avertir la Rédaction.
La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Le Blog Du Cinéma à utiliser les informations vous concernant dans ce concours. Le Blog Du Cinéma s’engage à ne pas les transmettre à d’autres personnes ou sociétés.
Le Blog Du Cinéma n’est pas responsable des envois postaux des lots et de son acheminement.
Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi « Informatique et Libertés »). Pour l’exercer, adressez-vous à la Rédaction.

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jeudi 29 juillet 2010 à 11h
[critique] London

London est un film sur le déclin d’une ville, sur ses causes culturelles et politiques. La forme est celle d’un journal imaginaire de l’année 1992, l’année qui vit la réélection surprise de l’infortuné John Major en tant que Premier ministre, la reprise des attentats de l’IRA en Grande-Bretagne, la chute de la maison Windsor, la dévaluation ratée de la livre et son retrait soudain du SME, ainsi que divers autres scandales et faillites…
Le narrateur du film est le compagnon de Robinson, personnage solitaire qui l’a assisté dans ses recherches sur le problème de Londres.

Note de l’Auteur

7 out of 10 stars

Date de sortie : 13 août 2003
Réalisé par Patrick Keiller
Film britannique
Avec Paul Scofield
Durée : 1h20min
Titre original : London
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Étrange œuvre qu'est London. Elle peut nous rendre perplexe dans un premier temps car nous sommes (malheureusement) trop habitués aux films qui mettent simplement en scène des personnages se révélant simplement au travers d'actions. Ici, il n'en sera rien. Patrick Keiller prend le temps de nous raconter une histoire, son histoire, à travers laquelle un regard acerbe est porté sur Londres. Pourtant, de ce film, se dégage une certaine poésie, Londres est présentée comme un rêve, comme une ville indépendante qui ignore ses habitants.
En effet, le film présente Londres à travers une succession de plans fixes mettant en valeur les lignes architecturales de la ville. La voix off du narrateur raconte plus qu'elle ne commente les images. Ces dernières ont leur propre autonomie ; elles ne semblent pas toujours correspondre à ce que raconte le narrateur. De cette rencontre, naît l'émotion.

Ainsi, le film peut surprendre dans un premier temps : le narrateur évoque sa relation avec son ami Robinson. Pourtant les plans évitent toute présence humaine : la ville semble parfois seule. Keiller nous montre donc, à sa manière, comment nous pouvons nous perdre dans cette solitude.
Ce qu'il nous raconte est bel et bien un souvenir : il n'en reste plus aucune trace, le Londres actuel ne correspond plus à leur passé. Cette voix seule, sortant du néant, nous témoigne de cette époque résolue.

Il est alors étrange d'admirer Londres : sommes-nous en proie à la même nostalgie que celle du narrateur et de Robinson? Sans même connaître cette ville, nous sommes touchés par cet instant de vie.
Le metteur-en-scène arrive à animer des souvenirs (qui sembleraient parfois nous appartenir), voire la vie, grâce à son regard porté sur l'architecture londonienne.

Les nombreux plans fixes peuvent paraître ennuyants dans un premier temps, pourtant ces plans surgissent de l'écran pour investir notre quotidien : nous l'écoutons, nous respectons son immobilité et son silence, parfois absolu. Ne nous sommes pas, dès lors, projetés à Londres, immobiles et contemplant un paysage, à la fois beau et désolant ? Nous y abandonnons nos propres rêves et nos inquiétudes. Le film ne nous impose pas une série d'émotions : au contraire, nous avons l'opportunité de l'investir de nous-mêmes.

Ce n'est pas un documentaire touristique sur Londres, ni un film d'action, mais plutôt un véritable regard porté sur une ville mystérieuse malgré sa renommée.

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mercredi 28 juillet 2010 à 14h
[critique série] Vampire Diaries ? Saison 1

Quatre mois après le tragique accident de voiture qui a tué leurs parents, Elena Gilbert, 17 ans, et son frère Jeremy, 15 ans, essaient encore de s’adapter à cette nouvelle réalité. Belle et populaire, l’adolescente poursuit ses études au Mystic Falls High en s’efforçant de masquer son chagrin. Elena est immédiatement fascinée par Stefan et Damon Salvatore, deux frères que tout oppose. Elle ne tarde pas à découvrir qu’ils sont en fait des vampires…

Note de l’Auteur

6 out of 10 stars


Saison : 1
Nombre d’épisodes : 22
Format : 42 minutes
Date de 1ère diffusion aux USA : 10 septembre 2009
Création : Kevin Williamson, Julie Plec
Avec Nina Dobrev, Paul Wesley, Ian Somerhalder
Bande-annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Voguant sur la vague vampirique remise sérieusement sous le feu des projecteurs avec la saga Twilight et la série à succès True BloodVampire Diaries a tout de l'entre-deux parfait. Pas aussi mauvais qu'un Twilight avec lequel la série comporte de nombreux points communs comme ce triptyque amoureux unissant les caractères entre eux et pas aussi sérieux et adulte qu'un True Blood, cette création signée Kevin Williamson et Julie Plec s'affirme dès les premiers épisodes comme une série pour adolescents surfant sur le mythe de ces suceurs de sang aux dents longues. Et il faut bien reconnaître qu'elle s'en sort plutôt bien.

Savant exactement comment toucher son cœur de cible, Vampire Diaries est un peu comme un catalogue de tendances et des centres d'intérêts des jeunes. Absolument tout y passe : du mythe du vampire vu en long, en large et en travers aux phénomènes paranormaux comme le spiritisme en passant par une bande originale très rock (la série a eu l'intelligence de nous éviter Justin Bieber nous sommes sains et saufs !), rien n'est laissé au hasard et rien n'échappe à ces magnats de la rentabilité facile.

Outre ces procédés qui discréditent certaines situations qui auraient pu être muy caliente et d'une violence à vous en décrocher un haut-le-cœur, Vampire Diaries a le mérite de nous offrir une intrigue certes simpliste et prévisible mais qui se laisse regarder et qui ne laisse pas l'ennui s'installer. Chaque nouvel épisode est suffisamment travaillé (notamment aux niveaux des dialogues, de l'atmosphère et des personnages) pour nous proposer sans cesse un petit plus évitant de nous faire basculer dans une monotonie ou la seule échappatoire resterait les bras chaleureux de notre meilleure amie, Morphée.

En bref, Vampires Diaries n'est pas la série de l'année comme on pouvait aisément s'en douter mais elle arrivera surement à trouver son public auprès des jeunes qui n'en manqueront surement pas une miette. Pour les autres, si le charme de True Blood est loin de vous convaincre et si Twilight vous horripile au plus haut point mais que vous êtes quand même friand de l'univers vampirique, cette sorte de Frères Scott aux pays des noctambules s'avérera être le parfait entre-deux. Reste maintenant à savoir si la seconde saison poursuivra sur cette lignée. Affaire à suivre...

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mercredi 28 juillet 2010 à 09h
[concours] The Killer Inside Me "“ Au cinéma le 11 août "“ Gagnez des places de cinéma

A l'occasion de la sortie du film The Killer Inside Me le 11 août, Le Blog du Cinéma – en partenariat avec People For Cinema – vous propose de participer à un concours qui vous permettra de remporter des places de cinéma…

A savoir 5 places pour 2 personnes pour aller voir The Killer Inside Me de Michael Winterbottom avec Casey Affleck, Jessica Alba et Kate Hudson.

Le pitch : Lou a un tas de problèmes. Des problèmes avec les femmes. Des problèmes avec la loi. Trop de meurtres commencent à s’accumuler dans la juridiction de sa petite ville du Texas. Et surtout, Lou est un tueur sadique et psychopathe. Lorsque les soupçons commencent à peser sur lui, il ne lui reste pas beaucoup de temps avant d’être démasqué…

Plus d’informations sur marsfilms.com/film/the_killer_inside_me

Voici la bande-annonce du film :

Pour tenter de gagner l’une de ces places, répondez correctement à ces 2 questions.

RÈGLEMENT DU CONCOURS
Un clic sur le bouton « Envoyer » en bas de formulaire constitue l’émission d’un bulletin de participation.
Une seule participation par personne, par E-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la Rédaction du Blog Du Cinéma ne tiendra compte d’aucune réclamation et aucun lot ne pourra être attribué à l’émetteur du bulletin.
Le concours prendra fin le 11 août 2010 à 23:59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.
Les gagnants seront contactés par E-mail pour confirmer leur gain et leurs coordonnées à la fin du jeu-concours.
En cas de non réponse passé un délai de 10 jours, ou d’e-mail retourné en erreur, le lot sera attribué à un(e) autre finaliste.
Si vous n’êtes pas sûr d’être joignable dans la période de 10 jours qui suivent la fin du concours, vous êtes priés d’en avertir la Rédaction.
La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Le Blog Du Cinéma à utiliser les informations vous concernant dans ce concours. Le Blog Du Cinéma s’engage à ne pas les transmettre à d’autres personnes ou sociétés.
Le Blog Du Cinéma n’est pas responsable des envois postaux des lots et de son acheminement.
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mardi 27 juillet 2010 à 12h
[critique] Mr. Nobody

Un enfant sur le quai d’une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu’il n’a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d’être vécues.

Note de l’Auteur

9 out of 10 stars


Date de sortie : 13 janvier 2010
Réalisé par Jaco Van Dormael
Film français, britannique, belge, canadien
Avec Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger
Durée : 2h 29min
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Parfois, il faut savoir accepter de ne pas avoir toutes les cartes en main dès les premières minutes pour pouvoir apprécier pleinement le spectacle qui se déroule devant soi. Car avec Mr. Nobody, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un spectacle. Mais quel spectacle ! Quelle expérience ! Voguant sur les genres et les registres avec une telle décontraction, Jaco Van Dormael (Le Huitième Jour) nous livre sans doute son film le plus abouti et le plus maîtrisé. Sous ses airs de décontraction royale, Mr. Nobody est d'une richesse labyrinthique incroyable. Ceux qui avaient opté pour un petit divertissement simpliste permettant de poser ses neurones sur la commode d'à côté seront bien déçus car le film éveille nos sens et nos interrogations et ce bien après sa projection. D'ailleurs, la seule envie qui nous gagne le générique de fin commencé, c'est de méditer un peu sur le fond de l'histoire et de la remettre illico presto tant les niveaux de lecture sont importants. La marque d'un grand film ? Assurément !

Là ou certains réalisateurs auraient opté pour une mise en scène sobre voir un tantinet simpliste pour mettre sur pellicule cet enfant apercevant les différents tournants que sa vie prendra s'il va vivre avec sa mère plutôt qu'avec son père et inversement, Jaco Van Dormael n'a pas fait les choses à moitié, bien au contraire. Visuellement éblouissant, Mr. Nobody prend un malin plaisir à nous aiguiller sur tous les terrains avec pour seul leitmotiv nous faire ressortir de la séance avec des images plein la tête un peu comme l'avait déjà fait Darren Aronofsky avec The Fountain. Les images et la mise en scène sont d'une beauté inébranlable et les tournures de la vie de Nemo Nobody nous apparaissent d'une poésie insoupçonnable au départ. Si l'on ajoute en plus l'une des bandes originales les plus marquantes de cette année, ce Mr. Nobody a tout de la réussite surprise de 2010.

Le seul défaut (si l'on peut l'appeler comme tel) que l'on pourrait faire à ce métrage apparaît au niveau de ses acteurs. Ces derniers sont certes très doués pour véhiculer des émotions mais certaines séquences sont un peu too-much et dénaturent un peu le propos originel. Par exemple, lors de certaines scènes, la désagréable impression d'assister à un Jared Leto Show avec ces gros plans très lent ou l'on s'attarde sur l'ondulation des cheveux longs et les yeux immensément bleus de l'acteur se fait ressentir. Un tel procédé n'a pas lieu d'être ici et à vrai dire je ne comprends toujours pas ce choix du réalisateur. Peut-être avait-il besoin de cela pour étendre sa cible à toute la gente féminine salivant d'avance d'apercevoir le beau gosse sous toutes les coutures. Un tel procédé peu marcher avec un film comme Troie ou le Brad Pitt Show avait fait son petit effet mais avec un film comme Mr. Nobody l'effet est tout autre. Dommage. Cette petite erreur restera néanmoins un grain de sable dans cet océan d'ingéniosité et de talent.

Au final, Mr. Nobody est un film d'une très rare intensité qui nous fait vivre une véritable expérience cinématographique. Le cinéma doit rester un Art faisant rêver les foules et Jaco Van Dormael l'a parfaitement compris. En résulte un film d'une aura magistrale qui, même s'il n'a pas forcément rencontré le succès mérité dans les salles à cause d'une distribution pour la moins écœurante, a toutes les cartes en main pour toucher du doigt la postérité et devenir l'une des œuvres majeures de ce 21ème siècle.

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lundi 26 juillet 2010 à 11h
[critique] Droit De Passage

Un drame-choral autour de l’immigration aux Etats-Unis…

Note de l’Auteur

7 out of 10 stars


Date de sortie : 4 août 2010
Réalisé par Wayne Kramer
Film américain
Avec Harrison Ford, Ray Liotta, Ashley Judd, Jim Sturgess
Durée : 1h 53min
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Harrison Ford, Ray Liotta, Ashley Judd, Jim Sturgess. A eux seuls, ces quatre noms arriveraient à faire se déplacer les foules pour voir ce film même s'il s'avérait être une énorme déception. Et pourtant, Droit De Passage (Crossing Over en anglais) a tellement plus à nous proposer qu'on finit vite par oublier ce casting quatre étoiles pour se focaliser uniquement sur un scénario qui n'y va pas avec le dos de la cuillère avec le rêve américain.

Wayne Kramer (La Peur Au Ventre) a exploité avec intelligence un sujet aussi sensible que celui de l'immigration aux États-Unis. Là ou de nombreux réalisateurs nous en auraient mis plein les mirettes avec des scènes de courses-poursuites à la frontière entre le Mexique et les USA et auraient tenu des propos d'une intelligence et d'un intérêt douteux (on connaît plus ou moins la largesse d'esprit et la finesse de nos voisins d'outre-Atlantique), Wayne Kramer a décidé, un peu à la manière d'Alejandro González Inárritu (Babel, 21 Grammes, Amours Chiennes), de centrer son récit sur des hommes et des femmes venant de divers horizons avec pour les accompagner, des situations d'un réalisme alarmant. On suit avec un intérêt sans cesse croissant la situation de ces personnes « irrégulières » luttant pour obtenir la fameuse Green Card, sorte de Saint Graal pour tous ceux voulant vivre sur le territoire américain.

Malheureusement, c'est sans doute à se niveau que Droit De Passage se fera le plus critiquer. Certes les situations font froid dans le dos, certes elles dénoncent une certaine paranoïa des États-Unis mais le réalisateur a tellement voulut aborder tous les fronts (l'après 11 septembre pour les musulmans, la situation des asiatiques, des mexicains, des juifs et la difficulté d'intégrer ce pays même quand on est blanc de peau) qu'il finit par faire une sorte de pot pourri ayant pour sujet principal l'immigration. La mise en scène est habilement menée et certaines scènes sont d'une efficacité déroutante mais c'est sur ce point là que Droit De Passage pourra perdre quelques spectateurs en route. Qu'à cela ne tienne, pour ceux qui resteront jusqu'à la fin, ce drame à visage humain portera ses fruits et s'avérera être la bonne surprise de ce mois d'août qu'on avait pas forcément vu arriver.

Au final, loin des grosses productions ayant déjà abordé le sujet avec un minimalisme déconcertant, Droit De Passage est un film remplit de qualité notamment au niveau de ses acteurs. D'ailleurs, ce ne sont pas ses têtes d'affiches mais ses seconds rôles comme Cliff Curtis (Sunshine, Training Day) et Alice Eve (Trop Belle, Sex And The City 2) qui nous apparaissent les plus crédibles émotionnellement parlant. Avec ses scènes brut de décoffrage qui ne s'égarent jamais dans le surfait et le faux-semblant, Droit De Passage est un pamphlet provocateur mais au combien réaliste dénonçant l'arrogance d'une nation se croyant les maîtres du monde. Le rêve américain en prend un sacré coup au moral.

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dimanche 25 juillet 2010 à 20h
[critique] Inception

Dom Cobb est un excellent espion industriel. Son talent ? Voler les informations au coeur même du subconscient de sa cible, à travers ses rêves. Le problème de Dom, c’est qu’il est un fugitif recherché à travers le monde entier et qu’il ne peut par conséquent pas retourner auprès de sa famille. Quand on lui propose un jour une mission périlleuse en l’échange du retour à son ancienne vie, Cobb saute sur l’occasion et réunit son équipe pour réaliser l’impossible : l’inception, implanter une idée au lieu de la subtiliser…

Note de l’Auteur

9 out of 10 stars

Date de sortie : 21 juillet 2010
Réalisé par Christopher Nolan
Film américain
Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Joseph Gordon-Levitt, Michael Caine
Durée : 2h28min
Titre original : Inception
Bande-Annonce :

Le scénario du réalisateur Christopher Nolan a le mérite d’être complexe sans être compliqué : on comprend très aisément les concepts liés à la navigation dans les rêves, les motivations de Cobb et le rôle de chacun des membres de son équipe. Et ce, sans verser dans une simplification à outrance qui aurait vidé ce film de tout son sens. L’univers SF développé dans ce film est léger et s’imbrique parfaitement au monde contemporain. Si les problèmatiques évoquées ne sont pas sans rappeler Matrix par moment, point d’informatique trop invasive : l’esprit est le terrain de jeu du réalisateur, pas la machine.

Niveau réalisation d’ailleurs, Nolan prouve sa maitrise tant en terme de gestion de l’action avec des scènes de combat ou de poursuite bien dosées, pas trop longues mais bien rythmées, qu’avec les scènes plus contemplatives ou explicatives (les flashbacks par exemple). L’équilibre du film est très bon : on ne s’ennuie pas une minute malgré une durée de 2h28. A titre de comparaison, le rythme est encore mieux géré dans Inception que dans les 2 Batman de Nolan (Batman Begins et The Dark Knight) ou parfois de légères longueurs se faisaient encore sentir.

La distribution est efficace. Leonardo DiCaprio incarne totalement Dom Cobb tant en terme d’homme d’action qu’en homme blessé et hanté par ses démons, et reste crédible de bout en bout. Marion Cotillard est également au niveau de sa notoriété : à part peut-être ses participations à certaines scènes d’action, on la sent plus à l’aise sur la fibre dramatique. Le reste du cast est au niveau mais plus effacé, notamment Joseph Gordon-Levitt et Ken Watanabe. Le point faible de la distribution est sans doute Ellen Page, beaucoup trop lisse dans son rôle d’Ariane l’architecte, malgré l’importance de son rôle dans le scénario.

Outre l’histoire racontée, on remarquera aisément que le thème de l’opposition entre la réalité et le monde du rêve (virtuel ?) est au centre des préoccupations de Nolan dans ce film et le traitement de celui-ci (notamment l’immensité de l’irréel) n’est pas sans rappeler Matrix évidemment, mais également (et surtout, en mon sens) Dark City. Les concepts SF développés et la thématique sont relativement simples dans les 2 cas mais aussi décortiqués et magnifiés par une réalisation et des effets visuels grandioses.

Bref, ce film est ENFIN le film de SF que beaucoup attendait depuis que la mode des suites et des adaptations d’autres médias occupe la majorité des écrans de cinéma. Christopher Nolan nous livre ici un film intelligent, cohérent et accessible. On ne s’ennuie pas et on sort de la salle avec l’esprit non pas vidé comme avec certains blockbusters, mais plutôt occupé à tisser des liens entre les concepts imaginaires du film et notre réalité. Et tout cela est bien réel.

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dimanche 25 juillet 2010 à 17h
[critique] When You?re Strange

A l’origine, il y a Les portes de la perception, le livre d’Aldous Huxley sur son expérience de la mescaline et d’autres drogues hallucinogènes. La citation de William Blake, qui lui a fourni le titre de ce livre, inspira également Jim Morrison et Ray Manzarek pour le nom du groupe – The Doors – qu’ils fondèrent en 1965 à Venice Beach avec John Densmore et Robby Krieger. Ils allaient devenir l’un des groupes les plus importants et les plus influents du rock américain.

Note de l’Auteur

7 out of 10 stars

Date de sortie : 09 juin 2010
Réalisé par Tom Dicillo
Film Américain
Avec Johnny Depp, Jim Morrison, Ray Manzarek, John Densmore, Roby Krieger
Durée : 1h30min
Titre original : When You’re Strange
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Il y a des films comme ça qui ont plus de chance que d'autres, d'une manière qui dépasse l'entendement. Vous ne vous souvenez sûrement pas de About A Son, le documentaire sur Kurt Cobain sorti en 2008. Son réalisateur, Aj Schnack, l'avait traîné pendant plus de 2 ans de festival en festival sans trouver personne pour le distribuer, et au final, quand il était sorti en France, ça s'était fait dans une indifférence relative : peu de promo, distribué dans des petites salles sur les circuits indépendants. Alors que pourtant Kurt Cobain est une icône générationnelle comme on n'en a plus vu depuis... Kurt Cobain.
Et d'un autre côté, il y a When You're Strange, sur les Doors, dont le chanteur Jim Morrison est le Kurt Cobain de la génération d'avant (schématiquement), qui sort en grande pompe dans les UGC, Pathé et compagnie, distribué par MK2, et on voit ses belles affiches sépia s'étaler dans tous les couloirs de métros de Paname.
A propos de ces affiches, il y a d'ailleurs peut-être quelque chose d'un peu obscène et déplacé à y exhiber aussi fièrement le nom de Johnny Depp, en lui donnant la même importance que celui du réal. C'est sûrement un coup marketing à 2 balles pour créer la confusion, mais que ce soit clair une fois pour toutes : When You're Strange n'est PAS un film avec Johnny Depp. Tout ce que vous aurez du beau brun dans ce documentaire (car c'est de ça qu'il s'agit), c'est sa voix, et uniquement parce que celle du réalisateur était trop pourrie. Donc si vous êtes fan de Johnny Depp mais pas des Doors, vous allez vous faire chier. Honnêtement.

When you're strange 4

D'ailleurs, et ça c'est aussi un peu plus tragique, si vous êtes fan des Doors, vous risquez aussi de rester un peu sur votre faim, vu qu'on n'apprend rien de neuf, rien qu'on ne savait déjà. Les images d'archives sont cool, les extraits de concerts sont bien, mais, alors qu'on pouvait être en droit de s'attendre à des révélations, du jamais vu ou du jamais entendu, Tom DiCillo (réalisateur) se contente de ressortir du frigo des trucs qu'on a déjà bouffé des centaines de fois : la drogue, l'alcool, les flics, la descente aux Enfers de Morrison, sa mort.
D'un autre côté, si vous voulez découvrir les Doors, si vous connaissez juste leur musique et que ça vous a ouvert l'appétit, ou même si vous croyez que Kurt Cobain a été la première star du rock à être un poète incompris, à souffrir de la drogue et à avoir des relations conflictuelles avec ses parents, alors ce film est une prescription idéale. Il est assez complet, bien documenté, bien monté, le choix des morceaux et des extraits est correct... Si on a du mal à le trouver vraiment transcendant, on a aussi du mal à lui faire des vrais reproches concrets, si ce n'est peut-être une tendance un peu trop poussée de DiCillo à donner dans le spectaculaire et à essayer de rendre encore plus tragiques les situations qu'elles le sont déjà.

When you're strange 2

Ray Manzarek, le claviériste des Doors, qui est un type un peu nerveux à ses heures "“ car il n'est toujours pas mort -, balance a qui veut l'entendre que When You're Strange est un « anti-Oliver Stone ». A cause du film qu'avait réalisé ce dernier en 1991, The Doors. Dans celui-ci, il y avait des acteurs (Val Kilmer génial dans le rôle de Morrison), des effets spéciaux psychédéliques (avec du LSD, du peyotl, des trips acides dans le désert et des fantômes d'indiens) et pas mal de passages centrés sur la vie amoureuse du chanteur (à peine évoquée dans le documentaire). Comme tous les biopics, il prenait pas mal de libertés avec l'histoire réelle des Doors, pour lui donner un côté plus mystique, et donner à Jim Morrison des allures d'aliéné directement échappé de l'asile.
Seulement, quoi que puisse en dire Ray Manzarek, The Doors est un très bon film, et au final la vérité c'est que, quitte à faire les choses correctement, si vous êtes un peu perfectionnistes sur les bords, le mieux c'est encore d'aller voir When You're Strange puis de mater (en DVD acheté légalement, bien entendu) le film d'Oliver Stone dans la foulée, comme ça vous aurez vraiment en votre possession toutes les clefs nécessaires pour comprendre ce qu'étaient les Doors. Qui ils étaient, ce qu'est leur légende, et comment ils ont parfois réussi à la dépasser.

When you're strange 3

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vendredi 23 juillet 2010 à 11h
[critique série] Justified ? Saison 1

Après des déboires avec ses supérieurs, le marshall Raylan Givens est muté au Kentucky, dont il est originaire. Là encore, ses méthodes assez peu orthodoxes et son style, très old school, vont faire des étincelles…

Note de l’Auteur

5 out of 10 stars


Saison : 1
Nombre d’épisodes : 13
Format : 42 minutes
Date de 1ère diffusion aux USA : 16 mars 2010
Création : Graham Yost
Avec Timothy Olyphant, Nick Searcy, Erica Tazel
Bande-annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Justifed est le cas typique d'une série multipliant les bonnes idées mais n'arrivant jamais réellement à les exploiter correctement. En résulte une première saison en demi-teinte qui n'arrivera jamais à s'affirmer et à convaincre.

Après un premier épisode annonçant une saison haute en couleurs avec une introduction très western dans la mise en scène (atmosphère et personnages confondus), Justified s'enlise dans la monotonie de situations se résumant à des regards filmés en gros plan, un coup de feu par ci par là et une intrigue qui patine dans la semoule. Seul le dernier épisode renoue un peu avec cette espérance suscitée par l'épisode pilote et nous prouvera que ce tâtonnement de l'intrigue n'était finalement pas laissé au hasard. Cela restera malheureusement trop peu pour nous arracher de cet endormissement progressif qui nous gagne à chaque nouvel épisode.

Que reste-il à sauver de cette série ? Pas grand-chose malheureusement hormis peut-être un générique bien travaillé qui retranscrit une ambiance qu'on aurait souhaité présente dans la série et un Timothy Olyphant toujours aussi charismatique qui tente tant bien que mal d'éviter le naufrage à Justified. La série repose uniquement sur ses épaules et ne semble même pas s'en cacher avec des seconds rôles d'une maigreur psychologique déroutante. Plus vide tu meurs ! Dommage car certains personnages méritaient d'être plus approfondis, notamment Walton Goggins (Predators, The Shield) qui apparaît top peu fouillé pour être crédible un seul épisode.

Au final, Justified est un peu la coquille vide de cette année avec beaucoup de bruit et de poudre aux yeux pour pas grand-chose au final. La série se résume rapidement en un coup de feu, un petit coup vite fait bien fait dans une chambre d'hôtel et des dialogues d'une finesse inégalable. Dommage car sur le papier, ce western urbain promettait de rassasier l'appétit des amoureux du genre. Il n'en sera rien ! Espérons désormais que la deuxième saison trouve un meilleur angle d'approche et peaufine un scénario loin d'être creusé. Pas une mauvaise série, juste une série qui ne fait ni chaud ni froid.

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jeudi 22 juillet 2010 à 18h
Festival du Cinéma Italien d?Annecy 2010

Annecy Cinéma Italien a tenu sa première édition en 1983 et, depuis la manifestation présente chaque année le meilleur de la production cinématographique italienne contemporaine.
Pour la 28ème édition de cet événement, devenu le rendez-vous incontournable des amoureux du cinéma italien, diverses sections sont prévues.

Une sélection des œuvres de l'année, dont une dizaine de longs métrages "“ premier ou second film "“ en compétition et autant de documentaires présentés dans le cadre d'une compétition spécifique. Seront également proposés des films portraits de cinéastes et de comédiens.

Une sélection des films du réalisateur recevant le prix Sergio Leone pour l'ensemble de son œuvre.

Une sélection en hommage à la région Piémont et à sa capitale Turin (en partenariat avec le Film Commission du Piémont).

Une rétrospective consacrée au cinéaste Giuliano Montaldo (Sacco Et Venzetti, Les Lunettes D'Or, Le Raccourci…).

Un hommage à Gabriele Ferzetti avec la présentation d'une sélection de ses films, signés Mario Soldati, Michelangelo Antonioni, Florestano Vancini, Elio Petri, Antonio Pietrangeli, Sergio Leone… Le protagoniste de L'Avventura tiendra une leçon de cinéma sur le métier d'acteur, présentée par Goffredo Fofi et Fabio Ferzetti.

Des avant-premières de films italiens acquis par des distributeurs français et des films « événements » à l'occasion des soirées, notamment d'ouverture le mercredi 29 septembre et de proclamation du palmarès le samedi 2 octobre 2010.

Des rencontres avec les réalisateurs, scénariste et comédiens présents à Annecy.

Mais aussi, les débats autour des films des compétitions, le colloque sur le rôle des régions dans les coproductions, les expositions de photographies.

Toutes les informations sur www.annecycinemaitalien.com

Rendez-vous dans les salles obscures !

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jeudi 22 juillet 2010 à 11h
[critique] Greenberg

Los Angeles. En attendant mieux, Florence Marr, qui rêve de devenir chanteuse, travaille chez les Greenberg comme assistante personnelle. Autrement dit, elle s'acquitte pour eux des tâches du quotidien les plus rébarbatives... Lorsque Philip Greenberg emmène sa femme et ses enfants en voyage à l'étranger, Florence a soudain plus de temps pour elle. Ce qui ne l'empêche pas de venir s'occuper du chien de la famille et de passer voir, par la même occasion, Roger, quadragénaire en visite chez son frère Philip. Tout aussi paumé que Florence, Roger a passé plusieurs années à New York ou ses projets n'ont pas abouti. Il revendique désormais son droit de ne «rien faire»... Touchée par sa fragilité, Florence se rapproche peu à peu de cet homme en qui "“ curieusement "“ elle se reconnaît. Il se noue alors entre eux une relation improbable...

Note de l’Auteur

7 out of 10 stars


Date de sortie : 28 avril 2010
Réalisé par Noah Baumbach
Film américain
Avec Ben Stiller, Greta Gerwig, Rhys Ifans
Durée : 1h 45min
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Retraçant les déboires et la rencontre de deux êtres en pleine crise de vie, Greenberg est une comédie dramatique américaine qui sonne étonnamment juste. Ici pas de faux semblant ou de surenchère d'émotions pour nous mettre la larme à l'œil, Noah Baumbach, qui s'est déjà illustré avec Les Berkman Se Séparent, dresse un récit d'une délicatesse et d'une souffrance intérieure d'une rare beauté tout en jonglant avec parcimonie entre la dramaturgie des situations et la comédie qu'elles peuvent engendrer.

Bien que la mise en scène soit fluide et le script intelligemment construit, c'est véritablement autour de ses personnages que Greenberg puise son énergie. Ben Stiller, attendu au tournant avec ce rôle à contre-courant, excelle dans la peau de ce quadragénaire dépressif et misanthrope qui avance à reculons vers un chemin parsemé de souvenirs amers. Son jeu fluide et subtil à la fois étonne et nous prouve, tel un Jim Carrey, qu'il sait se diversifier dans ses rôles tout en gardant une crédibilité essentielle sous le coude. De son côté, Greta Gerwig est délicieuse dans la peau de cette nunuche rondelette et boutonneuse qui arriverait presque, à l'image de Roger Greenberg, à nous faire craquer.

La relation qui se construit autour de ces deux êtres blessés et perdus dans cette société de surconsommation gagne en puissance au fil des événements et réussit à ne pas être qu'une simple coquille vide visant à intégrer un semblant de romance. D'ailleurs, ces situations de romance virent le plus souvent à la dérision et au pathétique avec des scènes jonglant parfaitement avec les genres et bénéficiant de sous-couche de lectures intéressantes. A cela s'ajoute une bande son qui retranscrit avec brio la détresse et la folie de nos deux âmes en vadrouille et une mise en scène loin d'être clinquante nous entrainant dans un Los Angeles plus intimiste, plus humain, plus vrai, loin des strass et des paillettes.

Le seul reproche que l'on pourrait faire à Greenberg est le manque de recul entre le spectateur et un sujet aussi délicat que celui-ci. Choix purement personnel du réalisateur et pleinement assumé mais au combien instable. Greenberg, en nous embarquant dans cette lourdeur scénaristique retranscrivant l'ennui de ses personnages, risque de perdre une partie de son auditoire en route (certaines scènes monotones pouvant facilement lasser et ennuyer).

Qu'importe dirons-nous, Noah Baumbach a opté pour un film indépendant loin de la popularité de certaines productions et on le remercie de nous avoir embarqué loin des sentiers battus que d'autres réalisateurs ne se seraient pas gênés d'emprunter par fainéantise et peur de l'échec. Sur ce point, Noah Baumbach a eu la chance de collaborer en tant que scénariste avec l'une des personnalités les plus originales et à contre-courant de ces dernières années : Wes Anderson. Cette collaboration a déjà porté ses fruits avec Les Berkman Se Séparent et gagne en profondeur ici. Un seul mot nous vient à la bouche à la sortie de la séance : merci. Merci pour ce tête-à-tête intimiste et poétique.

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jeudi 22 juillet 2010 à 10h
[concours] Insoupçonnable "“ Au cinéma le 04 août "“ Gagnez des places de cinéma

A l'occasion de la sortie du film Insoupçonnable le 04 août, Le Blog du Cinéma – en partenariat avec StudioCanal – vous propose de participer à un concours qui vous permettra de remporter des places de cinéma…

A savoir 15 places pour 1 personne pour aller voir Insoupçonnable de Gabriel Le Bomin avec Charles Berling, Laura Smet et Marc-André Grondin.

Le pitch : Henri est convaincu que Lise, sa nouvelle et jeune femme, l’aime sincèrement.
Henri est aussi convaincu que Sam, le témoin de leur mariage, est le frère de Lise.
Mais Henri ne voit pas la réalité des choses.

Plus d’informations sur studiocanal.com/tous-nos-films/films-thriller/cid13012/insoupconnable.html

Voici la bande-annonce du film :

Pour tenter de gagner l’une de ces places, répondez correctement à ces 2 questions.

RÈGLEMENT DU CONCOURS
Un clic sur le bouton « Envoyer » en bas de formulaire constitue l’émission d’un bulletin de participation (qui se traduit également par une demande d’inscription à notre newsletter).
Une seule participation par personne, par E-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la Rédaction du Blog Du Cinéma ne tiendra compte d’aucune réclamation et aucun lot ne pourra être attribué à l’émetteur du bulletin.
La réponse à la question subsidiaire doit être en chiffres uniquement, ex : 12345. En cas contraire, la réponse sera considérée comme non-valable.
Le concours prendra fin le 04 août 2010 à 23:59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.
Les lots seront attribués aux premières personnes ayant donné les bonnes réponses aux questions et donné le chiffre le plus proche de la réalité à la question subsidiaire. Ces personnes seront contactées par E-mail pour confirmer leur gain et leurs coordonnées.
En cas de non réponse passé un délai de 10 jours, ou d’e-mail retourné en erreur, le lot sera attribué à un(e) autre finaliste.
Si vous n’êtes pas sûr d’être joignable dans la période de 10 jours qui suivent la fin du concours, vous êtes priés d’en avertir la Rédaction.
La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Le Blog Du Cinéma à utiliser les informations vous concernant dans ce concours. Le Blog Du Cinéma s’engage à ne pas les transmettre à d’autres personnes ou sociétés.
L’E-mail que vous utilisez pour participer sera ajouté pour une demande d’inscription à la newsletter du Blog Du Cinéma.
Ce jeu concours ne requiert pas l’intervention d’une étude d’huissiers. D’une part car il n’y a pas de tirage au sort, le gagnant étant déterminé par la question subsidiaire. D’autre part, le règlement n’a pas besoin d’être déposé étant donné qu’il est intégralement consultable par les internautes sur le site.
Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi « Informatique et Libertés »). Pour l’exercer, adressez-vous à la Rédaction.

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mercredi 21 juillet 2010 à 11h
[critique] Le Cas 39

Emily Jenkins est assistante sociale. Elle pense avoir tout vu parmi les situations familiales les pires… jusqu’à ce qu’elle ait entre ses mains un dossier bien mystérieux, celui d’une enfant de 10 ans, Lilith Sullivan. L’assistante sociale est convaincue que Lilith est maltraitée par sa famille, ce qui sera vite confirmé quand les parents essayeront de tuer leur unique fille. Emily parvient à arracher la jeune fille à son foyer et décide de la garder avec elle en attendant une bonne famille d’accueil. Mais elle ne tardera pas à découvrir que Lilith n’est pas si innocente qu’elle le pensait et que les apparences sont le plus souvent trompeuses.

Note de l’Auteur

3 out of 10 stars


Date de sortie : Disponible en DVD et BLU-RAY depuis le 6 juillet 2010
Réalisé par Christian Alvart
Film américain
Avec Renée Zellweger, Ian McShane, Bradley Cooper
Durée : 1h 49min
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Retraçant l'histoire d'une assistante sociale luttant contre les maltraitances morales et physiques infligées aux enfants, Le Cas 39 est un film d'une immense frustration dans la mesure ou le réalisateur, remplit de bonnes intentions et d'idées très intéressantes, n'a pas su gérer ses ambitions et est parti en total freestyle passé les trente premières minutes. C'est d'autant plus dommage que Le Cas 39 commençait comme une remise en question habilement menée du système judiciaire américain avec une réplique malheureusement réaliste : « Tu voles une pizza, tu vas en prison, tu tues quelqu'un, tu peux t'en sortir si tu te fais passer pour fou ». Puis, voulant à tous prix plaire au plus grand nombre possible, le film se dirige lentement mais surement vers l'épouvante. Malheureusement, c'est là ou le bat blesse.

Christian Alvart réitère les mêmes erreurs que son précédent film, Pandorum, c'est-à-dire que dans la mise en place de l'intrigue et de la tension, le film tient la route et arrive à nous captiver mais dès que l'action ou l'épouvante s'invitent, le fil conducteur rompt. Le réalisateur a tellement voulut faire un pêle-mêle de ce qui a déjà été fait auparavant (L'Exorciste, Esther, L'intrus et j'en passe) qu'il finit par se noyer tout seul à cause d'une mise en scène poussive notamment au niveau de l'ambiance sonore qui enlève toute notion de surprise. Le moindre sursaut que l'on pourrait avoir est entravé par une musique que l'on repère à des kilomètres. De plus, une terrible impression qu'Alvart n'a finalement que très peu de recul par rapport à son film se fait ressentir. Une étrange impression que le réalisateur ne semble jamais savoir ou se diriger émerge dans nos esprits et ne nous quittera plus jusqu’à la fin. Du coup, les twists s'enchainent avec une personnalité si faible qu'on n'arrive jamais à vraiment rentrer dans le film et à se laisser aller. Les cartes étaient donc jouées d'avance, Le Cas 39 fait autant d'effet qu'un malheureux pétard mouillé. Restera quelques scènes sortant du lot mais trop peu nombreuses pour nous faire oublier les faiblesses de cet ensemble au bord de l'écroulement et un casting qui tente tant bien que mal d'éviter le naufrage.

Au final, Le Cas 39 est le genre de métrage qui peut mettre en colère dans la mesure ou il comporte suffisamment de bonnes intentions pour nous offrir un divertissement honnête mais qu'à trop vouloir en faire l'effet devient inverse et le suspense laisse place à l'ennui. Autant on peut ne pas comprendre que certains films comme The Collector ne sortent pas sur nos écrans, autant avec des films comme Le Cas 39, on arrive beaucoup mieux à s'y faire. Dommage car la matière était pourtant là au départ avant de se transformer en un sosie de téléfilm que M6 se ferait une joie de diffuser l'après-midi.

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mardi 20 juillet 2010 à 11h
[critique] The Collector

Un escroc, ayant un besoin urgent d’argent, entre par effraction dans la maison de campagne de son patron. Mais, bientôt, celui-ci réalise que sa famille a été enlevée par un tueur ayant placé des pièges mortels partout dans la maison.

Note de l’Auteur

8 out of 10 stars


Date de sortie : Disponible en DVD et BLU-RAY le 21 juillet 2010
Réalisé par Marcus Dunstan
Film américain
Avec Josh Stewart, Madeline Zima, Andrea Roth, Daniella Alonso
Durée : 1h 30min
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Petit poucet qui ne verra malheureusement pas le jour sur nos écrans français et qui sortira en Direct To DVD le 21 juillet, The Collector est un peu la grosse surprise du moment en terme de thriller horrifique. Doté d'un budget dérisoire, le réalisateur, Marcus Dunstan, nous prouve qu'avec un peu d'huile de coude on peut réussir à faire un film de genre qui tient la route et qui scotche le spectateur à son fauteuil jusqu'à un final des plus réussit.

Après un prologue qui nous met d'entrée dans le bain et qui nous promet une suite croustillante, le scénario nous conte l'histoire d'un escroc de bas étage allant cambrioler la maison dans laquelle il avait travaillé la journée. Pas de chance, c'est exactement la soirée qu'avait choisi un tueur psychopathe pour torturer de la plus belle des manières cette famille. Cet escroc va donc devenir bien malgré lui la proie de ce meurtrier sadique et par la même occasion le héros de cette pauvre tribu en détresse. Qu'on se le dise, le scénario n'est qu'un prétexte à enchainer les scènes de mutilations et de tension. Les tortures sont d'un réalisme à toutes épreuves et très rapidement on se voit à la place de ce petit escroc qui pour le coup aurait mieux fait de rester chez lui à siroter une bonne bière bien fraîche. Un peu à la manière d'un Saw (la ressemblance peut être frappante mais pas de quoi crier au plagiat puisque le réalisateur n'est autre que le scénariste de cette saga désormais mythique), The Collector nous embarque dans cette aventure peu ragoûtante faite de boyaux et de viscères ou même les animaux en prennent pour leur grade.

Si l’on met de côté les incohérences du scénario, notamment cette extrême rapidité avec laquelle le tueur met en place ses petits amuse-bouches, The Collector s'affirme sans aucune prétention comme l’un des meilleurs films du genre de ces derniers mois. Une fois l’intrigue mise en place, la tension devient la pièce maîtresse de cette production bien réalisée à l’atmosphère (sublime jeu de lumières ici !) suffocante et malsaine faisant penser que l'on assiste de près ou de loin à un Snuff Movie. Etrange impression que de ressentir à la fois du magnétisme et du dégoût face à ce tableau qui serait surement devenue la pièce maîtresse de la collection de Sodome et Gomorrhe. L’acteur principal (sosie de Sean Penn et Edward Norton à la fois) joue bien le jeu et le tueur mérite que l’on s’attarde sur son cas car les scénaristes ne sont pas tombés dans les stéréotypes incongrus et mielleux du genre. Ici, pas besoin de mobile à la mords-moi-le-nœud pour tuer et assouvir ses penchants psychotiques, le tueur se fait plaisir et il n'a pas à en rougir, bien au contraire. Sans rechigner, The Collector s’impose comme une référence et est un vrai régal pour les fans du genre ! On ne peut regretter qu’une seule chose : de ne pas avoir assisté à ce spectacle sur grand écran.

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lundi 19 juillet 2010 à 14h
[critique] Predators

Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants d'élite sur une planète étrangère. Ils vont vite comprendre qu'ils ont été rassemblés pour servir de gibier. A une exception près, tous sont des tueurs implacables "“ des mercenaires, des yakuzas, des condamnés, des membres d'escadrons de la mort ; des « prédateurs » humains qui sont à présent systématiquement traqués et éliminés par une nouvelle génération de Predators extraterrestres. Voici l'affrontement sans pitié de tueurs absolus...

Note de l’Auteur

2 out of 10 stars


Date de sortie : 14 juillet 2010
Réalisé par Nimrod Antal
Film américain
Avec Adrien Brody, Alice Braga, Topher Grace, Laurence Fishburne, Danny Trejo
Durée : 1h 47min
Bande-Annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

On nous avait dit d'oublier les affligeants Alien VS. Predator premier et deuxième du nom, on nous avait demandé de faire confiance à Nimrod Antal après le décevant Blindés (pas un mauvais film, juste un film qu'on oublie aussitôt la projection terminée), on nous avait dit que Robert Rodriguez était l'homme de l'ombre et on nous avait dit que ce mi-remake, mi-reboot, mi-nouveau film (mi-je sais pas trop quoi d'ailleurs) rendait un heureux hommage au premier Predator. Que de belles paroles qui s'évaporeront aussitôt les lumières éteintes pour nous plonger dans le désarroi le plus total.

Avec son démarrage faisant immanquablement penser au premier Predator et ses faux airs de série B dopée à la testostérone, ce nouveau chapitre rallongeant le mythe du chasseur aux dreadlocks le plus magnétique de la planète avait tout du divertissement sans prétention nous en mettant plein les mirettes. Pas de quoi crier au chef-d'œuvre mais l'ensemble semblait suffisamment travaillé pour nous faire passer un agréable moment. Malheureusement, vingt minutes plus tard, ce constat n'est plus qu'un souvenir lointain nous laissant seul face à un divertissement qui a tout du vomitif le plus cher de l'histoire de l'industrie pharmaceutique. Entre la colère et le dégoût mon cœur balance. Tout est vide, sans intérêt et d'une médiocrité incompréhensible. Les acteurs cachetonnent, le scénario est absent, les combats d'une grossièreté et d'une hilarité sans concession, les personnages ont une psychologie de comptoir, l'atmosphère, loin d'être oppressante, est plate, la mise en scène digne d'une série Z... bref l'ensemble cabotine, piétine dans la mélasse et est d'un misérabilisme inconcevable.

Malin comme tout, Robert Rodriguez a dû sentir le vent tourner et a sauté du train en marche. Grand bien lui en prit ! Seul le pauvre Nimrod Antal semblait y croire dur comme fer ou croulait simplement sous les dettes et n'a donc pas pu en faire de même. Car même si la totalité de Predators n'est pas à jeter à la poubelle, un terrible sentiment d'avoir été biaisé s'accroche et persiste. Grosse arnaque ou simplement manque de talent flagrant, une chose est néanmoins sûre, Predators est à oublier illico presto et ravira uniquement les amoureux de brassicacées. C'est déjà ça ! Maintenant la question est la suivante : doit-on retenter une nouvelle fois le coup et assister à un massacre à la limite de l'hérésie ou ne devrait-on pas simplement arrêter de s'acharner sur un mythe déjà bien envahit de points noirs lourdement incrustés ? Affaire à suivre...

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lundi 19 juillet 2010 à 12h
[concours] Le Dernier Maître De L?Air "“ Au cinéma le 28 juillet ? Gagnez des jeux vidéo et des t-shirts

A l'occasion de la sortie en salles du film Le Dernier Maître De L’Air le 28 juillet, Le Blog du Cinéma – en partenariat avec Paramount Pictures France – vous propose de participer à un concours qui vous permettra de remporter divers lots…

Voici la liste des lots à gagner pour 3 d’entre vous :
- Lot 1 : 1 jeu vidéo Nintendo DS « Le Dernier Maître De L’Air »
- Lot 2 : 1 t-shirt « Le Dernier Maître De L’Air »
- Lot 3 : 1 t-shirt « Le Dernier Maître De L’Air »

Le pitch : Air, Eau, Terre, Feu : l’équilibre du monde bascule par une guerre sauvage engagée depuis un siècle déjà par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu'il est le nouvel Avatar, seul être capable de maîtriser les quatre éléments. Il s'allie à Katara, un Maître de l'Eau, et à son frère aîné Sokka, afin de stopper la Nation du Feu avant qu’il ne soit trop tard…

Plus d’informations sur thelastairbendermovie.com/intl/fr

Voici la bande-annonce du film :

Pour tenter de gagner l’un de ces lots, répondez à ces 2 questions
et complétez correctement vos coordonnées.

RÈGLEMENT DU CONCOURS
Un clic sur le bouton « Envoyer » en bas de formulaire constitue l’émission d’un bulletin de participation.
Une seule participation par personne, par E-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la Rédaction du Blog Du Cinéma ne tiendra compte d’aucune réclamation et aucun lot ne pourra être attribué à l’émetteur du bulletin.
Le concours prendra fin le 25 juillet 2010 à 23:59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.
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samedi 17 juillet 2010 à 09h
[critique série] Breaking Bad ? Saison 1

Walter White, 50 ans, est professeur de chimie dans un lycée du Nouveau- Mexique. Pour subvenir aux besoins de Skyler, sa femme enceinte, et de Walt Junior, son fils handicapé, il est obligé de travailler doublement. Son quotidien déjà morose devient carrément noir lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un incurable cancer des poumons. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ans à vivre. Pour réunir rapidement beaucoup d’argent afin de mettre sa famille à l’abri, Walter ne voit plus qu’une solution : mettre ses connaissances en chimie à profit pour fabriquer et vendre de la drogue de synthèse.

Note de l’Auteur

10 out of 10 stars


Saison : 1
Nombre d’épisodes : 7
Format : 52 minutes
Date de 1ère diffusion en France : 20 octobre 2009
Création : Vince Gilligan
Avec Bryan Cranston, Anna Gunn, Aaron Paul
Bande-annonce :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Série qui a fait couler beaucoup d'encre avant même sa première diffusion outre-Atlantique, Breaking Bad est une série coup de poing à hauteur d'Homme brillamment pensée par Vince Gilligan. On suit en douceur la lente descente aux enfers d'un homme (Walter White) qui apprend du jour au lendemain qu'il est atteint d'un cancer et qui tombe de la plus hilarante des manières dans le trafic de stupéfiant. Si le scénario tombe irrémédiablement dans les stéréotypes du genre avec un prof de chimie devenant fabricant de drogue pour subvenir aux besoins de sa femme enceinte et de son fils handicapé sans oublier de mentionner que son beau-frère travaille chez les stups, alors oui on peut concevoir que Breaking Bad n'a rien d'alléchant sur le papier.

Et pourtant ! Breaking Bad sent le chef-d'œuvre à plein nez. Vince Gilligan a eu l'intelligence de ne pas faire basculer du jour au lendemain son personnage principal dans la folie de l'argent facile, bien au contraire. Cette première saison prend le temps de s'installer et de peser le pour et le contre dans cette nouvelle orientation de carrière. A ce niveau, un acteur aussi charismatique que déjanté devait être de la partie pour nous embarquer dans ce virage à 180°. Et là, encore une fois, l'équipe fait des étincelles. En vedette, nous retrouvons le mister Hal de la série Malcolm, Bryan Cranston. Cet acteur caméléon colle parfaitement à ce rôle de professeur de chimie chétif et docile prenant progressivement les choses en main. Délicieuse métamorphose auquel le spectateur assiste aussi incrédule que sa propre famille. Les seconds rôles ne sont pas non plus épargnés côté talent, chacun joue son rôle avec juste ce qu'il faut pour ne pas décrédibiliser l'ensemble même si une figure se fait plus remarquer que les autres : Aaron Paul (La Dernière Maison Sur La Gauche) avec ce personnage de jeune loup paumé et un peu demeuré croyant qu'il suffit de se baisser gentiment pour récolter les grosses coupures.

A cela s'ajoute une atmosphère retranscrivant avec soin la double vie de Walter White, une mise en scène digne des meilleurs polars traitant du sujet et une bande son suffisamment bien calibrée pour nous faire lever du fauteuil et nous déhancher quelques minutes. Tels des électrons, tous ces éléments gravitent autour d'un scénario qui ne laisse rien au hasard et qui se suit avec un intérêt sans cesse grandissant.

Au final, Breaking Bad est un peu la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf à la seule différence qu'elle y arrive sans trop se forcer. Méticuleuse, d'une dureté parfois très crue, jonglant parfaitement entre la comédie et l'intrigue policière, Breaking Bad est une série coup de poing qui a réussi en seulement sept petits épisodes à laisser une trace indélébile au sein de notre mémoire. On n’avait pas autant pris notre pied depuis des séries comme OZ et Les Soprano. Une chose est désormais sûre, il sera bien difficile d'oublier une série comme celle-là et une seule envie reste gravée dans notre esprit : voir la suite et vite !

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vendredi 16 juillet 2010 à 18h
[critique] Summer Wars

Bienvenue dans le monde de OZ : la plateforme communautaire d’internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d’avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité.
Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d’été au service de la maintenance d’OZ. A sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de l’accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natsuki ne l’a invité que pour jouer le rôle du  » futur fiancé  » et faire bonne figure vis-à-vis de sa vénérable grand mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire.
Avec l’aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants…

Note de l’Auteur

8 out of 10 stars

Date de sortie : 09 juin 2010
Réalisé par Mamoru Hosoda
Film japonais
Avec Ryunosuke Kamiki, Patrick Mölleken, Nanami Sakuraba
Durée : 1h54min
Titre original : SamÄ WÅzu
Bande-Annonce :

Graphiquement abouti et très bien animé, le film nous plonge très facilement et rapidement dans son univers superposant ultra-modernisme technologique et tradition familiale. On est rapidement surpris par l’esthétisme très vidéo-ludique de OZ en opposition à celle très « campagne japonaise » de la demeure des Jinnouchi. On retrouve très vite des analogies avec notre monde informatique contemporain (réseaux sociaux, avatars, interconnexion des services…) ainsi que certains lieux communs des animes (lycéen timide, union contre une menace, traditions, etc).

D’abord inquiet sur le fait d’avoir à faire à un film qui serait très lent ou compliqué de par son sujet, on se rend vite compte que Mamoru Hosoda a très bien géré le rythme de son film tant en terme d’humour que d’action ; le tout étant relayé par de très nombreux personnages. D’ailleurs, l’autre qualité de la mise en scène est de permettre à chacun de ses nombreux intervenants dans l’histoire « d’exister » que ce soit dans les moments humoristiques grâce aux enfants ou au côté mono-maniaque des femmes du clan Jinnouchi, que dans les moments d’action ou de drame avec Kazuma et son avatar King Kazma ou bien la grand-mère, figure familiale incontournable.

Le scénario prend à bras le corps le sujet de la dépendance aux systèmes informatiques et le tourne en une fable ou les traditions familiales et surtout l’union des individus auront toujours plus de poids que l’ennemi « virtuel ». On peut évidemment un peu regretter le côté manichéen du traitement d’un tel sujet mais le côté poétique du film, s’il pourra paraître niais à certains, gomme la lourdeur idéologique tapie dans les grandes lignes de cette histoire.

Malgré des valeurs très « politiquement correctes », Summer Wars dégage une fraicheur à laquelle on n’a plus que très rarement droit dans les animes modernes. La thématique finalement proche de ce qu’un Ghost in the Shell pouvait évoquer est ici traitée avec une finesse et un humour digne d’un film des studios Ghibli. On a ici un film à la fois moderne et poétique qui bénéficie d’un capital sympathie incontestable.

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